7 cantons, autant de façons de planter la vigne.

Du Valais au lac de Bienne, chaque canton a son lac, sa pente et ses cépages. Choisissez-en un, et descendez jusqu’à la porte de la cave.

Rangs de vignes descendant vers un lac de Suisse romande, village vigneron et Alpes en arrière-plan

Deux cents kilomètres de vignes, et pas deux collines qui se ressemblent.

De Genève au Haut-Valais, la vigne romande suit l’eau : le Rhône, le Léman, les lacs de Neuchâtel, de Morat et de Bienne. Chaque rive a son exposition, son sol et son vent. Les terrasses de Lavaux captent trois soleils, celui du ciel, celui que renvoie le lac et celui que les murs gardent la nuit. À Sion, c’est la sécheresse d’une vallée alpine qui concentre les raisins. À Auvernier, le calcaire du Jura donne aux pinots une tension qu’on ne trouve pas ailleurs.

Cette mosaïque tient à la taille des parcelles. Presque tout le vignoble est aux mains de familles qui cultivent quelques hectares, parfois moins d’un. Le chasselas domine sur Vaud, le pinot noir sur Neuchâtel, le gamaret et le gamay à Genève, et le Valais aligne à lui seul une cinquantaine de cépages, dont une dizaine d’autochtones que personne d’autre ne plante. Le même cépage change de nom, de goût et de rituel d’une frontière cantonale à l’autre.

C’est ce que Vinici veut montrer : non pas une carte des vins, mais une carte des lieux. On commence par le canton, on descend dans la région, puis dans le village, jusqu’à la porte du domaine. À chaque étape, l’histoire, les cépages et les caves ouvertes ce samedi. Et toujours à pied depuis la gare la plus proche.